Réflexions, luttes et pratiques – Actualités d’un accompagnement féministe 

Bienvenue sur cet espace de partage où je donne à voir les actualités de mon travail d’accompagnement. Vous y trouverez des articles, des inspirations, des prises de parole et des ressources autour de l’accompagnement féministe, des pratiques narratives, de l’intelligence collective et des enjeux de justice sociale. 

Je partage ici ce qui nourrit ma posture : lectures, rencontres, expériences de terrain, réflexions critiques sur les rapports de pouvoir, les normes, et les chemins d’émancipation possibles. 

Vers une humanité post-patriarcale : 

Et si on changeait de paradigme ?

Vers une humanité post-patriarcale, relationnelle et vulnérable

« Moi, j’aime parler de mon intériorité. Mon mari, lui, me dit que ça le pèse. Il préfère quand c’est léger. Il veut savoir ce que j’ai fait, pas ce que j’ai ressenti. »

Cette remarque, en apparence anodine, a ouvert une brèche dans ma réflexion.
Et si nos façons de communiquer, de nous relier, d’écouter ou de parler de nous-mêmes étaient profondément façonnées par les normes de genre ?

Et si, au-delà de nos relations personnelles, ce conditionnement avait des impacts politiques et collectifs majeurs ?

Ce que le patriarcat fait à notre monde

Le système patriarcal ne se résume pas à l’oppression des femmes.
C’est un paradigme global, millénaire, qui organise :
- les rôles sociaux,
- la valeur des émotions,
- la manière d’exercer le pouvoir,
- les récits dominants sur la force, la réussite, la vulnérabilité.

Il fabrique un monde où l’intériorité est dévalorisée.
Un monde où parler de ce qu’on ressent semble futile, fragile, trop féminin.
Et pourtant, c’est dans cette parole que se logent souvent la transformation, la conscience, le lien.

La vulnérabilité n’est pas une faiblesse, c’est un socle commun

Depuis plusieurs années, des voix féministes, queer, autochtones ou marginalisées revendiquent un autre rapport à la puissance :

—> Une puissance qui ne nie pas la fragilité, mais la reconnaît comme constitutive de notre humanité.
—> Une politique qui ne survalorise pas la maîtrise, mais s’appuie sur l’écoute, le soin, la cohabitation.


Et si notre capacité à dire "je ne vais pas bien", "je doute", "j’ai peur", était un acte politique ?
Et si la vulnérabilité devenait une compétence collective, et non un stigmate individuel ?

Un tel changement de paradigme aurait des effets jusqu’en géopolitique

Si la société valorise d’autres formes de savoirs et de relations :
- la guerre cesse d’être le mode noble de gestion des conflits,
- la sécurité est redéfinie comme capacité à maintenir des liens justes,
- la puissance devient relationnelle, distribuée, incarnée — et non plus centralisée, virile et violente.


Ce n’est pas une utopie : c’est une hypothèse de travail

Changer de paradigme, ce n’est pas imaginer un monde parfait.
C’est s’autoriser à penser ce qui pourrait exister d’autre.

Un monde où les femmes n’ont pas à taire leur intériorité.
Un monde où les hommes n’ont pas à fuir leur vulnérabilité.
Un monde où l’on apprend, collectivement, à habiter les tensions autrement que par la force.


Je partage ces réflexions avec humilité.
Elles ne sont pas des vérités, mais des invitations.
À penser. À sentir. À discuter. À imaginer ensemble.

Séparer pour mieux voir… Pas pour rejeter : Penser la transformation collective avec nuance

Dans nos combats pour l’égalité et la justice, on entend souvent l’appel au rassemblement — et c’est essentiel. Rassembler, pour unir nos forces, nos voix, nos engagements. Pourtant, rassembler sans discernement peut parfois faire taire des vécus invisibilisés, étouffer des souffrances qui ont besoin d’être entendues.

Dialogue intérieur : Et si la vulnérabilité était politique ?

Et si la vulnérabilité n’était pas une faiblesse mais un geste politique ? Un dialogue intérieur entre aspiration sensible et lucidité sociale pour penser la puissance autrement. 

Un texte à plusieurs voix pour déplier les tensions sans les trahir 

Masculinités en question : dialogues à l’épreuve du post-patriarcat

Quatre voix, quatre postures, pour penser les fractures sans rompre le lien

Ils ne sont pas tous réactionnaires, ni tous déconstruits.

Certains veulent comprendre, d’autres se défendent, beaucoup hésitent.

Dans les espaces où se pense la transition post-patriarcale, les hommes sont présents — parfois en silence, parfois en tension.